Harry Potter et le mystère de la chouette effraie

 

Chapitre 17 : Hedwige

 

 

            Le lendemain matin, les élèves, rassemblés dans la Salle Commune, levèrent les yeux vers la centaine de rapaces qui s’engouffra dans la Grande Salle, porteurs de courriers. Une chouette Hulotte vint déposer un exemplaire de la Gazette du Sorcier devant Hermione qui l’ouvrit aussitôt. En première page du journal, une photo de la Marque des Ténèbres dominait un bref article qui commentait l’évènement de la veille. Harry, déçu de ne pas voir Hedwige, soupira.

 

            “- Vous croyez qu’il ait pu arrivé quelque chose à Hedwige ? demanda-t-il, inquiet, à ses deux amis.

 

             - Ne t’en fais pas Harry, elle finira bien par rentrer ! le rassura Hermione, en repliant son journal. Ce n’est pas la première fois, qu’elle s’absente aussi longtemps !

 

             - Pourtant, ça fait plus d’un mois qu’elle est partie ! D’habitude, elle ne met pas tant de temps pour revenir !

 

             - Tu sais, Harry, on ne sais pas trop jusqu’où elle doit aller, pour porter les lettres à Sniffle ! Si ça se trouve, elle doit parcourir la moitié de l’Angleterre ! commenta Ron.

 

             - Peut-être !” céda Harry, encore sceptique.

 

            Même ses amis, sous leur air sûr de ce qu’ils disaient, cachaient mal leur inquiétude. Mais ils faisaient tout ce qu’il pouvait pour éviter des ennuis supplémentaires à Harry.

 

            Mais, justement, où était Hedwige ? La chouette blanche était, en réalité, beaucoup plus près du château que Harry le pensait. En effet, le rapace gisait, inconscient, dans la Forêt Interdite ; la lettre qu’elle portait, froissée et abîmée, s’était détaché d’une de ses pattes. Un bref hululement retentit dans les profondeurs de la forêt et une chouette effraie, encore elle, vint se poser sur le sol, à côté de la chouette assommée, mais encore bien vivante, une série de traînées rouges et sanglantes lui striant le dos. Une ombre se découpa dans la pâle clarté que filtrait le feuillage épais. Le sorcier qui venait d’arriver s’accroupit près des deux chouettes. Apercevant la lettre gisant près d’Hedwige, il la ramassa. Une expression surprise apparut sur son visage, en lisant le nom de son destinataire, sur la lettre.

 

            “C’est sûrement sa chouette !” murmura-t-il en rattachant la lettre à l’une des pattes de l’animal, qui reprit, presque au même moment, connaissance.

 

            Hedwige, réagissant violemment, en proie à une peur panique, sauta sur ses pattes, ignorant la chouette effraie posée dans l’herbe et celui qui l’accompagnait. La chouette blanche n’avait que deux envies. Apporter la lettre à Harry, pour enfin pouvoir regagner sa volière. Et retrouver ce hibou Grand-Duc, par la faute de qui elle n’avait pu arriver au château plus tôt. Elle essaya de prendre son envol, mais une douleur cuisante au dos, dû aux blessures infligées par l’impressionnant hibou qui l’avait attaquée, l’en dissuada. Repliant ses ailes, elle claqua du bec, d’un air rageur, et regarda dans les alentour. Ses yeux ambrés se posèrent alors sur les deux autres. La chouette effraie voleta jusqu’à la chouette blanche, en hululant joyeusement.

 

            L’homme s’approcha alors, sous le regard calme de Hedwige.

 

            “Tu es la chouette de Harry Potter ?”murmura-t-il à la chouette qui claqua du bec, comme pour approuver.

 

            “Et tu tiens absolument à lui porter cette lettre ? continua-t-il. Mais ce Grand-Duc ne t’a pas raté ! ajouta-t-il, apercevant les marques sanglantes. Ce hibou noir ne me dit rien de bon ! Ne t’en fait pas, je peux te soigner ! Regarde cette chouette effraie ! Elle a eu droit au même sort que toi et, à présent, elle n’a plus aucune marque !”

 

            Effectivement, deux minutes après, Hedwige pouvait à nouveau s’envoler, le plumage aussi blanc que d’habitude, sans aucune trace de blessures. Elle reprit immédiatement le chemin du château. Bientôt, elle survola le Parc. Elle ne vit pas la chouette effraie qui la suivait, à bonne distance, mais, par contre, elle aperçut un groupe d’élèves qui, sortant du château, descendaient les quelques marches menant au Parc, discutant avec animation. Hedwige reconnut avec bonheur son maître, parmi les élèves. En effet, les Gryffondor et Poufsouffle de cinquième année avaient justement cours de Botanique et marchaient vers les serres, discutant avec animation des évènements de la veille.

 

            “- Padma nous a tout raconté ! expliquait MacMillan. Elles avaient accompagnées Lybie et Cynthia, les deux filles de Beauxbâtons, qui avaient oublié un truc, dans leur carrosse, qu’elles voulaient leur montrer. Mais, en cours de route, elles ont aperçut soudain la Marque des Ténèbres et sont revenues en courant, vertes de peur, sans prendre le truc qu’elles étaient venues chercher ! Voilà la version des faits de Padma !

 

             - Mais, c’est quand même bizarre qu’elle soit apparue comme ça ! remarqua Hermione.

 

             - Ouais ! approuva Ron, surtout que mon père m’a dit, l’année dernière, que les Mangemorts la faisait apparaître quand ils avaient tué quelqu’un. Or, ils n’ont pas parlé de victimes, dans l’article.

 

             - Peut-être qu’ils ont étouffé l’affaire ! observa Neville.

 

             - Je ne pense pas ! En plus, McGonagall nous a dit, elle-même, que ce n’était pas une attaque ! remarqua un autre élève de Poufsouffle.

 

             - Je pense que ça ne devait être qu’un avertissement ! intervint Hermione, songeuse. A mon avis, c’était un simple moyen de provocation, envers Dumbledore. Pour lui montrer, qu’ils sont bien là, que le danger est bien présent en dehors de Poudlard et... !

 

             - Harry ! C’est Hedwige !” s’exclama Ron, qui ayant levé les yeux, exaspéré, aperçut la chouette blanche qui piquait vers le petit groupe.

 

            Le rapace vint se poser sur l’épaule de Harry et tendit fièrement la patte pour lui permettre de prendre le message. Cela fait, elle mordilla affectueusement le doigt de son maître et, reprenant son vol, partit vers la tour de la volière, alors que Harry, soulagé, rangeait la lettre dans une poche de sa robe.

 

            Le petit groupe, continuant sa route, arriva enfin aux serres, sans apercevoir les deux “spectateurs” qui suivaient la scène depuis la lisière de la Forêt Interdite. La chouette effraie, voletait silencieusement aux dessus des arbres, survolant un cerf qui ayant suivit des yeux le petit groupe, qui disparut dans une des serres, s’enfonça sous le couvert des arbres.

 

 

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